dimanche 4 mars 2012

2 jours dans les Cerces.

Eric, Muriel, Valéry, Agnès, Sylvie et Philippe n'ont jamais vécu l'expérience d'un mini-raid à ski. Ce sont tous d'excellent skieurs, dotés d'une bonne forme physique mais qui n'ont pas connu l'expérience des bons dénivelés!
Je leur propose donc, par ce beau WE de mars, de faire un tour dans le magnifique massifs des Cerces. Au départ du Pont de l'Alpe, le groupe monte a bon rythme jusqu'au col du Chardonnet, ou, plus précisément au point 2713. L'arête terminale, un peu compliquée donnera quelques émotions, notamment lors des fameuses conversions! Une descente pas trop mal et un pique-nique gargantuesque plus tard, nous voici au chalet de Queyrellin, pour remettre les peaux direction le nouveau refuge de Laval. Henri et Andrée, gardiens aussi du refuge de la Pilatte (le fameux refuge mouvants!), nous accueillent comme des rois dans ce refuge tout confort.
Le lendemain, nous prendrons l'option ballade (enfin longue ballade!), via le seuil des Rochilles et le col des Cerces pour atteindre la crête de la Ponsonnière. Une ambiance extraordinaire, où nous croiserons personne de toute la journée. Ce coup ci, c'est dans une superbe neige de printemps que nous rejoindrons le pont de l'Alpe et bouclerons ainsi notre mini raid.
Une expérience apparemment concluante pour tout le monde!
Merci à tous




L'equipe au grand complet

L'ambiance ski de rando!

Agnes, ne se laisse pas abattre!


le nouveau refuge de Laval






Le couloir du Grand Sauvage

Le lendemain, c'est avec Yves que nous repartons pour une belle aventure! Yves, c'est un habitué de l'Alpe d'Huez, avec une caisse incroyable, toujours prêt à faire du dénivelé! Dans notre quête de belle descente, nous viserons toujours les versants sud. Le couloir du grand sauvage est un superbe itinéraire, sauvage (comme son nom l'indique) et bien raide, située au dessus du lac des Quirlies dans le massifs des grandes rousses.
Au départ du Pic Blanc, nous passerons par le couloir du "fiolon", pour éviter le Pic Bayle, dont la descente ne semble pas en condition. Un petit coup de peau de phoque, sur un rythme bien soutenu, et nous voici au col du grand sauvage. Malgré l'heure précoce, nous plongeons dans l'entonnoire et là encore, surprise, une neige de printemps exceptionnel nous accueille! nous enchaînons comme des gamins dans cette belle ambiance et nous ferons la pause pique nique à la cabane des bruyères. Et comme avec Yves, la journée n'est jamais fini, nous remonterons au col de Sarenne en vitesse pour retrouver l'ambiance folle d'une station au mois de février!!!
Encore une très belle journée. Merci Yves.



L'entrée du couloir...bien raide!





Le couloir, derrière Yves.

La Combe du Riou

La semaine dernière, avec Jérémie et Thomas, nous avons jeté notre dévolu sur l'exceptionnelle descente de la combe du Riou. En ces temps de "disette neigeuse", il nous faut viser les versants sud et la neige transformée.
L'objectif du jour est donc ce grand couloir qui part des Dômes de Monêtier, que l'on atteint par le lac de l'Eychauda, via les remontées mécaniques de Serre Chevalier. Après avoir remonter le glacier de Séguret Foran, on plonge versant sud, directement sur le Pré de Mme Carles, au coeur du massif des Ecrins. Cette fois ci, on a eu de la chance, 1500 m de descente sur une "moquette" fabuleuse où l'on se prend pour un champion de ski!!!
En prime, une vue imprenable sur les sommets du massifs et une descente à ski jusqu'à Pelvoux sans déchausser.

Une très belle journée! Merci les gars!


Les gaillards bien enervés!







Seul au monde...




Le début des hostilités.

Le Pelvoux

Heureux!


mardi 21 février 2012

La cascade de la Pisse... On prend les mêmes et on recommence...


Les exceptionnelles conditions de gel de ces dernières semaines rendent tous les projets, même les plus improbables, d'un seul coup, envisageable! 
Ajoutez à cela une certaine euphorie ambiante, dans le petit monde des grimpeurs de cascade, et tout devient possible...

Plusieurs années que je passe devant en voiture et, à chaque fois, c'est la même idée qui me viens à l'esprit : si ça regèle un jour, je suis obligé d'y aller! La dernière fois, c'était encore en 2001, où plusieurs fortes cordées ont saisi l'opportunité de grimper ce vrai "monstre" de glace. A cette époque, grimpant régulièrement dans le coin,  je n'avais ni le niveau, ni la maturité pour envisager ce genre d'ascension. 11 ans plus tard, LA cascade de Malaval, "La Pisse" s'est re-figée!!! Et cela n'a pas échapper au maître robin, mon compagnon de cordée du moment, qui m'appelle le dimanche soir : "Mat, il faut y aller, je suis allez au pied et je pense que ça passe sans prendre trop de risque". 
Ok, comme ce n'est pas l'envie qui manque et que je ne peux rien refuser à Robin, malgré un début de grippe, on se retrouve chez lui le lundi soir, pour un départ très matinal le mardi matin. 

A 6h30, en pleine nuit et à la frontale, nous attaquons la cascade. L'ambiance est légèrement angoissante(!), on devine l'océan de glace au dessus de nos têtes mais, dans le noir, on a du mal à avoir une idée précise de la longueur et de la raideur des passages qui se présentent. Une première longueur à corde tendue pour grimper le long socle et on se retrouve au pied du ressaut raide, dans la partie droite de la cascade. J'attaque dans un dédale de méduse et je fais un relais dans une petite grotte au pied de la longueur qui semble la plus raide. Il commence à faire jour et là, on se rend vraiment compte de l'ambiance hallucinante de cette cascade. A 7 mètres de moi, la cascade coule et le grondement de l'eau donne un caractère particulier à cette ascension. Robin attaque donc le tube très raide, en bonne glace mais très stalactité. Bref, une longueur pas facile du tout. Bravo l'Ancien(!!!). S'en suit 2 grandes longueurs, pas extrêmement raide mais la qualité de la glace, très froide et cassante, rendent l'escalade pas très évidente. Et c'est à 9H45 du matin que nous débarquons sur le plateau sommitale, tranquillement réchauffés par les rayons du soleil qui vient d'apparaitre! Un timing parfait! C'est un super moment pour nous, un autre petit rêve qui vient de se réaliser... 
La descente par la nouvelle via ferrata, partiellement sous la neige est une autre aventure.  Maintenant le redoux annoncé pour les jours qui suivent va surement précipiter la fin de la saison pour ces grandes cascades. 
Il va falloir se réveiller...

Le monstre




Rob au début de la longueur raide

Rob heureux!!!

Une ambiance de ouf!!


Le Plateau


dimanche 19 février 2012

Glace à la maison!

Le WE dernier, c'était WE glace avec Clément et Stefan. C'était super de pouvoir se retrouver tous les 3 comme cela (merci à la poterie!!!). Et en plus on a beaucoup de chance avec des conditions démentes : du froid et du soleil!
L'occasion de grimper dans des conditions variées (glace, mixte, goulotte) et de voir que les gaillards ont bien progressé... Ca fait plaisir.

On a donc commencé tranquille le vendredi avec Stefan dans le magnifique canyon de Pra-Reboul. Puis le samedi, Clément nous a rejoins pour une visite au Fournel avec l'enchaînement (eh oui!!) de sourire Kabyle et de Baiser de lune jusqu'au cigare. Une très belle journée qui nous a bien entamée.

Le lendemain, nous sommes partis direction la Tête sainte marguerite. C'est un secteur que j'aime beaucoup pour l'ambiance montagne de ses itinéraires. Nous sommes donc partis dans "Mongolito", une très belle ligne, très sèche cette année donnant des passages de mixte... comment dire... intéressant!

Merci les gars pour ce WE et encore bravo.


Sourire kabyle
Clem à la photo!
la longueur raide de baiser de lune

Au pied de Mongolito, la ligne est evidente droit devant!
Stefan en action...


Que c'est beau les hautes Alpes...